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VDSC_8129 PROJET SHELTER

Quels enseignEments doit-on tirer du projet SHELTER ? A la clôture de ses différents travaux, le projet SHELTER préconise aux bailleurs plusieurs méthodes de mise en œuvre pour un projet de rénovation énergétique.
Ici le processus comprend à la fois la conception, les travaux et l’exploitation d’un projet de construction.

LES METHODES

Méthode 1 : Etape par étape (Epe)
Elle concerne la rénovation énergétique de 1er plan, quand le remplacement de tout un ensemble de composant d’un bâtiment engendre les mêmes performances qu’une rénovation à grande échelle.

Métode 2 : Consultation classique (CC)
Quand la conception, la construction et la maintenance, participent à la mise en œuvre du projet l’un après l’autre.

Méthode 3 : Conception – Réalisation (CR)
Lorsque le bailleur lance un appel d’offres pour la conception et la construction avec un seul contrat, il peut y avoir une seule entreprise (avec ou sans sous-traitants) ou un consortium d’entreprise complémentaires. L’entreprise de maintenance intervient une fois les travaux achevés.

Méthode 4 : Conception – Réalisation – Exploitation – Maintenance (CREM)
Le bailleur lance un appel d’offres pour la conception, la construction et la maintenance, avec un seul contrat. Il peut y avoir soit une seule entreprise – avec ou sans sous-traitants – ou un consortium composé d’entreprises de conception, de construction et de maintenance. Ici l’ensemble des parties prenantes participent au projet dès sa conception (cela permet d’avoir une garantie de performance une fois les travaux achevés).

OBJECTIFS DES 12 PRECONISATIONS

1) Intégrer l’efficacité énergétique en tant que paramètre clé (EpE CC CR CREM)
Assurer l’intégration des améliorations de l’efficacité énergétique aux objectifs généraux de la rénovation. Accorder la priorité aux projets de rénovation offrant des économies d’énergie potentiellement plus importantes. Garantir des coûts plus bas pour les mesures de l’efficacité énergétique par rapport à la réalisation de travaux isolés.

2) Regrouper les propriétés par typologie et géographie (EpE)
Faciliter l’application de mesures sur un plus grand nombre de propriétés, réduisant ainsi le prix par logement. Une amélioration est possible si des propriétés avoisinantes appartenant à d’autres acteurs ou organismes peuvent être intégrées aux propriétés appartenant au bailleur.

3) Utiliser des critères de sélection (EpE CC CR CREM)
Encourager la concurrence en matière de qualité et non de prix.

4) Utiliser des accords-cadres (EpE CC CR CREM)
Quand un bailleur reçoit fréquemment des demandes de travaux et de services sans quantité précise, il peut simplifier l’appel d’offres par le biais d’accords-cadres.

5) Utiliser des cahiers des charges basés sur les performances (CR CREM)
Permettre aux candidats de proposer plusieurs alternatives pour les fonctions demandées. Définir des actions et des responsabilités claires en cas de manquement par rapport aux performances demandées.

6) Utiliser un dialogue compétitif (CR CREM)
Améliorer la qualité des offres. S’assurer que les organisations présélectionnées qui sont invitées à soumettre une offre comprennent les fonctions demandées de la même façon que bailleur avant de présenter leur offre.

7) Utiliser une passation de marché selon la performance énergétique (CREM)
Souligner l’importance de l’efficacité énergétique en tant que critère de performance. Garantir la réussite pour ce qui est de satisfaire les performances énergétiques stipulées. Accéder à des plans de financement tiers.

8) Élaborer des modèles selon la typologie des logements (EpE)
Tenir compte des interactions positives entre les divers travaux de rénovation, par exemple le remplacement des toitures et l’installation de cellules solaires. Veiller au maintien, voire à l’amélioration, de la qualité architecturale.

9) Inviter les entreprises de maintenance à participer à la phase de conception (CC CR)
Prodiguer des conseils utiles à l’équipe de conception pendant la phase de conception.

10) Renforcer le rôle de l’équipe de conception (EpE CC CR CREM)
Tirer parti de la multiplicité des disciplines auxquelles appartiennent le maitre d’œuvre (architectes et ingénieurs) et favoriser une approche intégrée de la planification d’un projet. Surmonter les difficultés liées au processus de rénovation qui surviennent en cas de conflit entre l’urbanisme et les réglementations en matière d’énergie. éviter que la méthode de mise en œuvre de projet sélectionnée ne mette en danger la conception.

11) Organiser des réunions avec tous les membres de l’équipe projet (CC)
Favoriser la création d’un milieu collaboratif entre les entrepreneurs, les sous-traitants et les maitres d’œuvre. Apprendre à mieux connaître les parties impliquées.

12) Convenir d’un processus de transfert de la construction à la maintenance (EpE CC CR)
Assurer un transfert adéquat des connaissances sur l’installation de l’entreprise de construction aux entreprises de maintenance une fois les travaux achevés. Appliqué en 2010 par LogiRep, filiale du Groupe Polylogis, et réalisé par un groupement piloté par Brézillon, filiale de Bouygues Bâtiment Ile-de-France, à la résidence Hlm de la Saussaie à Vitry-sur-Seine (94), le premier Contrat de Performance Energétique (CPE) dans le logement social affiche un bilan positif.

L’EXEMPLE DU CPE DE VITRY-SUR-SEINE (France – 94)

VDSC_8126La résidence, construite en 1965 avant le premier choc pétrolier, n’avait pas été rénovée. Les travaux de réhabilitation menés par Brézillon et Cogemex ont duré 18 mois et incluent :

• Des travaux de régulation et d’optimisation des réseaux de chauffage,
• La mise en place de panneaux solaires, permettant un gain de 30% de coût de production de l’eau chaude sanitaire,
• L’isolation thermique par l’extérieur,
• Le remplacement des menuiseries extérieures,
• L’isolation des sous-faces et terrasses,
• La création d’une toiture végétalisée,
• L’embellissement des parties communes,
• L’amélioration du confort des 231 logements (électricité, plomberie),
• La mise en place d’une ventilation hygroréglable,
• La réalisation de 6 logements accessibles aux personnes handicapées.

Le contrat quadriennal de maintenance prévoit de procéder chaque année à une batterie de mesures et de contrôles afin de garantir la parfaite exécution des engagements pris par le groupement et LogiRep à l’égard des locataires.

Résultat : la résidence passe de la catégorie énergétique E à la plus performante, A.
Au terme de la première saison de chauffe (octobre 2012 à octobre 2013), le groupement constate 53% d’économie réelle sur la consommation de chauffage et d’eau chaude. La résidence se classe ainsi dans la meilleure catégorie énergétique (A). Cela se répercute directement sur la facture énergétique des bâtiments puisqu’à l’issu de la première année, le CPE dégage plus de 40€ d’économie mensuelle, dont 28€ au bénéfice direct du locataire.

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  • Lhedco

    Par Lhedco le 03 septembre 2015

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